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Au Festival de Cannes, Artus a publiquement exprimé son amour pour Kim Higelin.

Le soir où Artus est apparu main dans la main avec Kimy Glan sur le tapis rouge de Cann, ce n’est pas seulement une histoire d’amour qui a explosé sous les flashes des photographes. C’est peut-être toute une vie qui venait de voler en éclat. Parce qu’à cet instant précis, des millions de Français ont soudain compris une chose troublante.

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L’homme qu’il regardait rire à la télévision depuis des années n’était peut-être pas celui qu’ils imaginaient. Can autour du palais des festivals, les journalistes se bousculent. Les plus grandes stars du cinéma avance sous les lumières aveuglantes. Puis un mouvement étrange attire soudain tous les regards. Les photographes changent brutalement de direction.

Les murmures commencent à circuler. Artus avec Kim Eagling et en quelques secondes, les réseaux sociaux s’enflamme car quelques mois plus tôt encore, tout semblait pourtant parfait dans la vie de Victor Artus Solaro. Son film Un petit truc en plus était devenu un phénomène national. Plus de 11 millions de spectateurs, un triomphe historique.

L’humoriste populaire était soudain devenu un réalisateur respecté, un homme admiré bien au-delà du simple monde de la télévision et surtout un homme que l’on croyait heureux. Depuis près de 10 ans, une femme partageait sa vie dans l’ombre des caméras, Sarah Nasrala. Elle avait connu les débuts difficiles, les salles presque vides, les doutes, les nuits d’angoisse avant les spectacles.

Ensemble, ils avaient construit quelque chose de rare dans le milieu artistique. Une relation discrète, solide, presque protégée du bruit médiatique. Il s’était même marié. Alors, comment cette histoire a-t-elle pu disparaître presque en silence ? Comment l’homme qui semblait avoir enfin trouvé l’équilibre parfait entre amour et succès se retrouve-t-il aujourd’hui à Cann avec une autre femme au bras et pas n’importe quelle femme ? Kim Iglin n’est pas une inconnue.

Petite fille du légendaire Jacques Iglin. Elle appartient à une autre génération artistique plus mystérieuse, plus élégante, plus cinématographique aussi. 12 ans les séparent. Deux univers totalement différents semblent les opposer. Pourtant, quelque chose les a rapproché au point de bouleverser la vie d’Artus.

Mais derrière cette nouvelle romance, une autre question dérange profondément le public français. Le succès a-t-il changé Artus ? Parce que depuis quelques temps, certains détails intriguent. Sarah a disparu des événements publics. Les interviews d’Arthus deviennent plus froides, plus contrôlées. Ses ambitions grandissent. Son regard change comme si l’homme drôle et accessible que la France adorait depuis des années commençait lentement à devenir quelqu’un d’autre.

Et c’est peut-être cela qui fascine autant aujourd’hui car derrière chaque immense succès se cache parfois une transformation invisible. Une transformation que personne ne remarque jusqu’au jour où tout explose sous les projecteurs. Bien avant les tapis rouge, avant les interviews, avant les millions de spectateurs, il y avait simplement Victor, un garçon discret, né en 1987, loin des familles célèbres, loin des dynasties du cinéma français, loin de ce monde fermé où beaucoup semblent connaître les bonnes personnes avant

même d’avoir du talent. Rien, absolument rien, ne semblait prédire qu’un jour il deviendrait l’un des visages les plus populaires de France. Et peut-être estce précisément pour cela que le public s’est autant attaché à lui ? Parce qu’Arthus donnait l’impression d’être comme tout le monde. Dans sa jeunesse, Victor ne rêve pas encore vraiment de gloire. Il cherche surtout sa place.

Comme beaucoup de jeunes hommes, il avance sans certitude. Il doute, il hésite. À une époque où certains veulent déjà devenir acteurs ou chanteur, lui choisit une voix beaucoup plus concrète, la cuisine. Pendant un temps, il travaille dur pour apprendre le métier. Les horaires sont épuisants. Les journées commencent tôt et finissent tard. La discipline est brutale.

Dans les cuisines, personne ne vous applaudit, personne ne vous remarque. Il faut exécuter, tenir, encaisser. Mais au fond de lui, quelque chose résiste. Une petite voix silencieuse qu’il essaie d’ignorer pendant des années parce que Victor observe déjà les gens autrement. Les regards, les silences, les maladresses humaines.

Très tôt, il comprend que l’humour peut devenir une arme. Pas seulement pour faire rire, mais pour survivre, pour cacher les failles, pour éviter que les autres voient les blessures. Et chez lui, il y avait déjà des blessures. Son physique, par exemple, devient très vite un sujet. Avant même de monter sur scène, Victor apprend ce que signifie être regardé différemment.

Les remarques, les jugements, les moqueries parfois déguisé en humour. Beaucoup auraient donc fini par se refermer sur eux-mêmes. Lui choisit l’inverse. Il décide de rire avant que les autres ne le fassent à sa place. Mais transformer ses complexes en force demande une énergie immense. Et pendant longtemps, personne ne voit les doutes cachés derrière ses blagues.

Puis un jour, Victor prend une décision que beaucoup autour de lui considèrent presque irresponsable. Il quitte la sécurité. Il abandonne cette vie stable pour monter à Paris avec un rêve flou, fragile, presque impossible, devenir humoriste. Et là commence la partie la plus difficile de son histoire. Les petites salles parisiennes, les [raclement de gorge] cafés théâtre presque vides, les spectacles devant 30 personnes fatiguées qui regardent à peine la scène.

Certains soirs, personne ne rit vraiment. D’autres fois, il rentre seul avec cette question terrible dans la tête : “Est-ce que je suis réellement fait pour ça ?” Car le public à la fin, jamais les années invisibles avant la lumière. Victor écrit, réécrit, observe les réactions, change une phrase, modifie un silence. Il comprend peu à peu quelque chose que beaucoup d’humoristes découvrent trop tard.

Faire rire ne suffit pas. Il faut créer une connexion. Et chez lui, cette connexion commence doucement à apparaître parce qu’il ne joue pas un personnage sophistiqué. Il parle comme quelqu’un que les gens connaissent déjà. Il ose rire de lui-même, de ses excès, de ses maladresses. Et sans le savoir encore, ce naturel va devenir sa plus grande force.

Au début des années 2010, Victor Artus Solaro est encore un inconnu. Il continue à jouer dans de petite salles parisienne, parfois devant un public distrait, parfois devant presque personne. [raclement de gorge] Chaque soir ressemble à un examen, quelques minutes sur scène pour convaincre ou disparaître comme tant d’autres humoristes avant lui.

Mais malgré les doutes, quelque chose chez lui attire déjà l’attention. Ce n’est pas seulement son humour. La télévision voit passer des dizaines d’humoristes chaque année. Des hommes drôles, il y en a partout. Non, chez Artus, ce qui frappe, c’est cette impression étrange de vérité. Il ne semble pas jouer un personnage.

Il parle avec ses défauts, son corps, ses maladresses comme un homme qui n’a plus peur de montrer ses failles. Et c’est précisément ce naturel qui va changer sa vie. Un jour, une opportunité se présente enfin. L’émission On ne demande qu’à en rire animé par Laurent Ruier. À l’époque, ce programme est devenu une véritable machine à révéler les nouveaux talents de l’humour français.

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